Tête à tête avec le prof de gym
Rencotre avec monsieur biscotos ce matin...
Je m'étais fixée une ligne de conduite avant d'y aller: s'il montrait des signes de "remords" de sa faute, ça n'irait pas plus loin qu'une mise au point... Par contre, s'il faisait mine de monter sur ses grands chevaux (comme on dit par chez nous), les conséquences seraient bien évidemment différentes.
10h15, j'arrive à l'école.
Je monte à l'étage où se touve le bureau du directeur: les élèves sortaient justement en récréation.
Il me voit et me dit que le prof ne va pas tarder, mais qu'il lui a déjà touché un mot de la situation.
Dans le récit qu'il me fait de leur entrevue, je comprends que le prof en question n'a pas pris d'un très bon oeil que je veuille le rencontrer. De son côté, le directeur me dit qu'il n'a pas l'habitude de "tenir" avec les parents, mais que là, la situation aurait pu être très grave et qu'il est tout à fait "de mon côté".
Le prof de gym s'est justifié par le fait qu'il rencontre quelques difficultés avec ma fille. Le directeur a pris sa défense en disant "oui, mais imagine si ça avait été ta gamine, aurais-tu été d'accord que son prof la laisse revenir seule?"
Je me dis déjà que ça risque de faire des étincelles: il est en tort, il n'a pas le droit de la ramener sur c'coup-là!!!
10h45, toujours pas de prof de gym à l'horizon...
Le directeur me dit, en esquissant, un sourire: "il a peut-être eu peur de venir"...
Finalement, je le vois monter les marches vers nous.
Bon sang, qu'il est grand! Le directeur lui tend la main: "bonjour David".
A mon tour, je lui tends la main: "bonjour, je suis la maman de Marine".
Le directeur nous fait entrer dans la classe et nous demande de nous asseoir. Ca m'arrange, on sera à la même hauteur au moins!
J'entame la conversation:
- "Je viens pour parler de ce qui s'est passé jeudi dernier"
- "Ben oui, je suis au courant, Monsieur J m'a prévenu que vous vouliez me voir"
- "Je ne suis pas contente de votre comportement, vous avez mis ma fille en danger. Que vous lui donniez des punitions, que vous vous fachiez sur elle, je peux comprendre et accepter, mais la laisser revenir seule, sans surveillance, ça je n'accepte pas! Nous qui sommes ses parents, nous ne la laissons pas se promener seule dans le village, ce n'est pas pour que vous vous le fassiez.".
- "Oui, j'ai bien conscience que j'ai fait une erreur, je le reconnais, je n'aurais pas du le faire et ça ne se reproduira pas. Mais j'avoue que sur le moment, je ne pensais pas du tout au danger qu'elle courait, j'ai juste voulu la faire réagir. Je dois me fâcher sur elle très souvent car elle joue au lieu de s'habiller. Elle et l'autre fille de sa classe, je les envoie derrière le rideau pour qu'elles n'aient pas à se (dé)vêtir devant les garçons. Et moi, je ne peux pas me permettre d'aller voir ce qu'elles font, je n'ai pas envie, avec tout ce qu'on entend maintenant, qu'on dise que j'ai vu des gamines en sous-vêtements! Comme elles ne se dépêchaient pas, je les ai menacé de partir sans elles si elles n'étaient pas prêtes dans les 2 minutes. J'ai attendu les 2 minutes, je suis sorti avec les autres élèves et ai encore attendu 2 minutes à l'extérieur, puis je suis parti. J'étais un peu coincé: j'avais lancé ça devant tous les élèves, si je ne le faisais pas, ils auraient pensé que je ne mets pas mes menaces à exécution et cela diminuerait mon autorité."
- "Oui, je comprends mieux, mais vous devez savoir qu'étant assez distraite et ayant parfois un comportement imprévisible, elle aurait tout aussi bien pu se mettre à courir en voyant une voiture s'approcher! Comme je vous l'ai dit, elle n'a pas l'habitude de se promener seule. Maintenant, pour ce qui est de jouer à la place de s'habiller, je vous avoue qu'elle fait pareil à la maison (encore hier soir, 30 minutes pour mettre un pyjama et se brosser les dents!!!). Si je puis me permettre une suggestion: vous pourriez peut-être les faire s'habiller séparément!?"
La discution s'est poursuivie sur des choses un peu plus d'ordre pratique aussi bien pour son comportement en gym qu'en classe (elle est distraite au point que ça entrave fortement son apprentissage).
Etant donné l'attitude du prof, les choses n'iront pas plus loin... pour l'instant... mais je ne le loupperai pas si ça devait se reproduire (néanmoins je pense qu'il a "retenu la leçon" comme il l'a si bien dit lui-même).
Voilà, c'est tout...
Désolée de décevoir ceux qui espéraient lire le récit d'une bataille sanglante, on n'est pas des barbares. (quoique...lol)
Je m'étais fixée une ligne de conduite avant d'y aller: s'il montrait des signes de "remords" de sa faute, ça n'irait pas plus loin qu'une mise au point... Par contre, s'il faisait mine de monter sur ses grands chevaux (comme on dit par chez nous), les conséquences seraient bien évidemment différentes.
10h15, j'arrive à l'école.
Je monte à l'étage où se touve le bureau du directeur: les élèves sortaient justement en récréation.
Il me voit et me dit que le prof ne va pas tarder, mais qu'il lui a déjà touché un mot de la situation.
Dans le récit qu'il me fait de leur entrevue, je comprends que le prof en question n'a pas pris d'un très bon oeil que je veuille le rencontrer. De son côté, le directeur me dit qu'il n'a pas l'habitude de "tenir" avec les parents, mais que là, la situation aurait pu être très grave et qu'il est tout à fait "de mon côté".
Le prof de gym s'est justifié par le fait qu'il rencontre quelques difficultés avec ma fille. Le directeur a pris sa défense en disant "oui, mais imagine si ça avait été ta gamine, aurais-tu été d'accord que son prof la laisse revenir seule?"
Je me dis déjà que ça risque de faire des étincelles: il est en tort, il n'a pas le droit de la ramener sur c'coup-là!!!
10h45, toujours pas de prof de gym à l'horizon...
Le directeur me dit, en esquissant, un sourire: "il a peut-être eu peur de venir"...
Finalement, je le vois monter les marches vers nous.
Bon sang, qu'il est grand! Le directeur lui tend la main: "bonjour David".
A mon tour, je lui tends la main: "bonjour, je suis la maman de Marine".
Le directeur nous fait entrer dans la classe et nous demande de nous asseoir. Ca m'arrange, on sera à la même hauteur au moins!
J'entame la conversation:
- "Je viens pour parler de ce qui s'est passé jeudi dernier"
- "Ben oui, je suis au courant, Monsieur J m'a prévenu que vous vouliez me voir"
- "Je ne suis pas contente de votre comportement, vous avez mis ma fille en danger. Que vous lui donniez des punitions, que vous vous fachiez sur elle, je peux comprendre et accepter, mais la laisser revenir seule, sans surveillance, ça je n'accepte pas! Nous qui sommes ses parents, nous ne la laissons pas se promener seule dans le village, ce n'est pas pour que vous vous le fassiez.".
- "Oui, j'ai bien conscience que j'ai fait une erreur, je le reconnais, je n'aurais pas du le faire et ça ne se reproduira pas. Mais j'avoue que sur le moment, je ne pensais pas du tout au danger qu'elle courait, j'ai juste voulu la faire réagir. Je dois me fâcher sur elle très souvent car elle joue au lieu de s'habiller. Elle et l'autre fille de sa classe, je les envoie derrière le rideau pour qu'elles n'aient pas à se (dé)vêtir devant les garçons. Et moi, je ne peux pas me permettre d'aller voir ce qu'elles font, je n'ai pas envie, avec tout ce qu'on entend maintenant, qu'on dise que j'ai vu des gamines en sous-vêtements! Comme elles ne se dépêchaient pas, je les ai menacé de partir sans elles si elles n'étaient pas prêtes dans les 2 minutes. J'ai attendu les 2 minutes, je suis sorti avec les autres élèves et ai encore attendu 2 minutes à l'extérieur, puis je suis parti. J'étais un peu coincé: j'avais lancé ça devant tous les élèves, si je ne le faisais pas, ils auraient pensé que je ne mets pas mes menaces à exécution et cela diminuerait mon autorité."
- "Oui, je comprends mieux, mais vous devez savoir qu'étant assez distraite et ayant parfois un comportement imprévisible, elle aurait tout aussi bien pu se mettre à courir en voyant une voiture s'approcher! Comme je vous l'ai dit, elle n'a pas l'habitude de se promener seule. Maintenant, pour ce qui est de jouer à la place de s'habiller, je vous avoue qu'elle fait pareil à la maison (encore hier soir, 30 minutes pour mettre un pyjama et se brosser les dents!!!). Si je puis me permettre une suggestion: vous pourriez peut-être les faire s'habiller séparément!?"
La discution s'est poursuivie sur des choses un peu plus d'ordre pratique aussi bien pour son comportement en gym qu'en classe (elle est distraite au point que ça entrave fortement son apprentissage).
Etant donné l'attitude du prof, les choses n'iront pas plus loin... pour l'instant... mais je ne le loupperai pas si ça devait se reproduire (néanmoins je pense qu'il a "retenu la leçon" comme il l'a si bien dit lui-même).
Voilà, c'est tout...
Désolée de décevoir ceux qui espéraient lire le récit d'une bataille sanglante, on n'est pas des barbares. (quoique...lol)
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